Au moment où le RN fait passer ses résolutions xénophobes avec la complicité du bloc central, la bataille du budget se poursuit dans un contexte politique plus que jamais délétère !
Jeudi 30 octobre, l’Assemblée nationale a adopté à une voix près la résolution du Rassemblement national visant à dénoncer les accords franco-algériens de 1968. Horizons a voté pour aux côtés de LR et du RN. Renaissance et le MoDem ont brillé par leur absence massive.
Ce texte xénophobe fait des Algériens des boucs émissaires et témoigne de l’amateurisme dangereux de l’extrême droite et de la complicité coupable de ses alliés macronistes.
C’est dans ce climat nauséabond que se déroule le débat budgétaire. Le gouvernement tente de naviguer, texte par texte, entre des majorités contradictoires, sans cap budgétaire clair, mais autour de l’obsession de couper dans les dépenses.
L’engagement du Premier ministre de ne pas utiliser le 49-3 est louable : les députés pourront enfin discuter du budget jusqu’à son terme, pour la première fois depuis 2022. Reste à savoir si cet exercice démocratique aboutira à un véritable compromis ou à l’adoption du budget par ordonnances.
Je perçois bien la lassitude de nos concitoyens face à cette situation politique illisible. Personne ne peut croire qu’une longue revue des dépenses à réduire suffirait à restaurer la crédibilité budgétaire de la France et redonner confiance en la politique.
Dans ce contexte, mon engagement reste total sur les priorités de mon mandat : justice fiscale et sociale pour les Français de l’étranger, moyens pour notre action extérieure, sauvegarde des budgets de notre diplomatie dans un monde dangereux, et défense de nos budgets spécifiques.
Sur ces questions, le PLF 2026 est malheureusement régressif :
- Scolarité : nouvelle baisse du budget de l’AEFE de 14 M€ après 34 M€ de coupes en 2025. La subvention atteint son plus bas niveau depuis 2009.
- Bourses scolaires : réduction de 4,5 M€ alors que les déscolarisations se multiplient dans le réseau.
- Caisse des Français de l’étranger : aucun effort budgétaire. La subvention « catégorie aidée » revient à 380 000 € quand l’ensemble de la mission de service public coûte 25 millions.
- Aide publique au développement : baisse de plus de 13 % en 2026 (dont -35 % pour le programme 209). Cette rupture affaiblit notre politique de coopération et notre influence internationale, au détriment de tous les Français.
Je vous tiendrai informés des discussions budgétaires dans les prochaines semaines, sur mes réseaux sociaux.
Je ferai mon maximum pour convaincre mes collègues de changer d’approche et de tenir compte des réalités des Français établis hors de France.
