La copie budgétaire que nous a présentée le gouvernement était inacceptable !
Loin d’être un simple ajustement technique, elle cédait à la logique trumpienne de la destruction des outils de coopération au profit du rapport de force. Elle cédait aussi à la démagogie ambiante de l’extrême droite opposant aide publique au développement et bien-être des Français. Mais réduire notre présence internationale, affaiblir nos leviers d’influence et renoncer à une politique de coopération, c’est précisément cela, affaiblir la France ! Avec le risque, à terme, d’une menace sur la sécurité des Français, qu’ils soient en France ou à l’étranger.
Nous avons défendu une autre ligne : celle d’une France qui ne se retire pas du monde, au moment où les guerres, les crises humanitaires, le retrait américain (USAID) et la remise en cause du système multilatéral redessinent les rapports de force mondiaux.
Nous avons obtenu plusieurs avancées majeures :
- Rétablissement des fonds propres de l’AFD à leur niveau de 2025
- Rétablissement du programme 209 « Solidarité à l’égard des pays en développement » (+435 M€), avec 250 M€ supplémentaires pour les ONG, le fonds MINKA et le fonds féministe
- Renforcement de l’action humanitaire (+206 M€) : fonds d’urgence, aide alimentaire
- Augmentation de la contribution française à l’UNRWA (+100 M€)
- Soutien accru au HCR (+100 M€)
L’ensemble de ces crédits a été adopté à une voix près. Nous serons vigilants à ce que ces avancées soient confirmées en séance publique. L’aide au développement n’est pas un geste humanitaire : c’est un instrument stratégique. L’affaiblir, c’est laisser le terrain aux autres.
