Après débat, la commission des Finances a donné un avis favorable à ma proposition d’augmenter le budget des accompagnants d’élèves français en situation de handicap (AESH) scolarisés à l’étranger.
Nous étions jusqu’alors face aux contradictions du groupe EPR et de ses alliés.
En 2021, la majorité décidait d’ouvrir le bénéfice de la prise en charge AESH à tous les enfants à besoins éducatifs, sans conditions de ressources, alors qu’auparavant seules les familles boursières en bénéficiaient.
Mais – paradoxe désormais connu du macronisme parlementaire – sans prévoir le budget adéquat. Le bilan aujourd’hui est problématique puisque des familles boursières sont exclues du dispositif par l’introduction d’un nouveau critère arbitraire.
J’ai donc proposé une augmentation de 2,5 millions d’euros des crédits AESH afin de répondre aux besoins réels d’accompagnement de l’ensemble des enfants en situation de handicap, sans distinction selon le degré de handicap et sans conditions de ressources.
Fidèle à sa logique de réduction des dépenses publiques, le rapporteur général a sans surprise donné un avis défavorable à cet amendement, qu’il considère déraisonnable. A titre personnel je trouve cette injustice insupportable pour les familles boursières qui ont des enfants à besoins éducatifs spécifiques.
