Ce matin, devant les commissions des Finances et des Affaires étrangères réunies, je présentais un point d’étape sur la mission d’information que je mène, avec ma collègue Sophie Mette, sur « Les moyens consacrés au volet diplomatique de notre réorientation stratégique ».
Quels moyens consacrer à notre diplomatie pour faire face aux bouleversements profonds que nous connaissons dans le monde ? Les ruptures sont multiples :
- retour de la guerre en Europe,
- résurgence du conflit israélo-palestinien, qui pose les questions du recours désinhibé à la force et du naufrage du droit international et du droit international humanitaire
- remise en cause brutale et systématique par le président américain Donald Trump de l’ordre international instauré après 1945 et effondrement du multilateralisme dans toutes ses dimensions.
Nous avons convenu d’un premier constat : la réponse militaire ne peut pas seule suffire. Il nous faut donc veiller à renforcer notre diplomatie, qui est la garante de la stabilité collective.
Cela passe par :
- le renforcement de notre soutien aux agences des Nations unies
- la sanctuarisation de l’aide publique au développement.
Mais aussi le soutien par exemple aux médias indépendants.
Nous poursuivrons les auditions sur les prochains mois afin d’affiner ces premières réflexions et proposer de nouvelles orientations. Nous avons d’ores et déjà convenu que le futur rapport d’information devra notamment inciter à la présentation d’une loi d’orientation ou de programmation pour le ministère de l’Europe des Affaires étrangères, seul ministère régalien à en être dépourvu.
