Vendredi, la commission des finances examinait en deuxième lecture les crédits de la mission Action Extérieure de l’Etat.
A l’issue des débats, elle a donné un avis négatif sur l’ensemble du texte, essentiellement en raison d’un rabot budgétaire de 103 M€ voté dès le début de la séance, sur proposition du rapporteur général Philippe Juvin.
Concrètement ? Cela veut dire moins de services publics et d’aides sociales pour les Français de l’étranger, mais aussi moins de moyens pour notre diplomatie. Dans le contexte de rupture géopolitique que nous connaissons, j’ai dénoncé un risque de perte de souveraineté pour notre pays.
Ce coup de rabot s’inscrit dans une démarche globale du rapporteur général, qui a annoncé en début de séance qu’il proposerait des coupes similaires sur l’ensemble des missions budgétaires, à l’exception de celles relevant des fonctions régaliennes de l’Etat.
Un raisonnement curieux, lorsqu’on sait que la sécurité extérieure de la France et la diplomatie sont précisément des fonctions régaliennes…
Par la suite, le rapporteur général n’a donné aucun avis favorable aux amendements – essentiellement issus des rangs de la gauche et de l’écologie – visant à augmenter ou restituer des crédits.
Certains élus du groupe Ensemble pour la République (EPR) m’ont indiqué que ces propositions seraient budgétairement « déraisonnables ». Je m’en étonne, alors même que le groupe EPR avait voté ces mêmes augmentations de crédits lors de l’examen en première lecture.
In fine, sur la vingtaine d’amendements que j’avais déposés, 4 seulement avaient reçu un avis favorable de la commission. J’y reviendrai dans une prochaine publication.
