Bien avant que celle-ci ne soit enfin reconnue comme Etat, nous avons entendu l’âme du peuple palestinien et son aspiration à une place indépendante parmi les nations directement à travers ses mots. Intellectuelle, diplomate, francophone et francophile, elle s’est éteinte aujourd’hui mais le respect qu’elle a su susciter pour sa cause ne disparaitra pas dans les coeurs des Français.
Leïla Shahid avait pris part aux côtés du mouvement national palestinien et de son leader Yasser Arafat aux importantes initiatives diplomatiques qui avaient en leur temps suscité l’espoir d’une paix au Proche-Orient, deux Etats coexistant pacifiquement l’un à côté de l’autre en toute sécurité. Ce but touché du doigt à Oslo en 1992 doit guider encore notre politique au Proche-Orient, avec le sens de la justice et du respect des obligations internationales auxquelles notre pays a souscrit.
Leïla Shahid était mon amie et ce soir mes pensées vont à ses proches et à ses amis.
Photo : Leïla Shahid, à Paris, le 22 octobre 2024. (Laura Stevens pour Libération)
